La France soutient la lutte contre la menace des UXO

Avec le soutien de la France, Handicap international agit contre la menace des restes explosifs de guerre par des actions de déminage et de prévention. En juin dernier, Mme Claudine Ledoux, Ambassadrice de France au Laos s’est rendue dans la province de Savannakhet pour assister à leurs activités.

Un pays parsemé par 80 millions d’engins non explosés

Le Laos est historiquement le pays le plus bombardé au monde, ramené au ratio par habitant. 80 millions d’engins non explosés, largués il y a 50 ans par les États-Unis pendant la guerre du Vietnam, contaminent encore 15 des 17 provinces du Laos. Malgré une amélioration récente, entre 40 et 50 nouvelles victimes sont encore à déplorer chaque année, notamment des enfants.

Avec le soutien de la France, Handicap lutte depuis plus de 20 ans contre la menace des UXO

Depuis 20 ans, la fédération Handicap international intervient au Laos dans la province de Savannakhet contre la menace représentée par les UXO. En 10 ans les équipes ont détruit plus de 19 400 UXO dans cette zone. L’organisation travaille en étroite collaboration avec les autorités et les opérateurs laotiens en charge de la mise en œuvre de la stratégie laotienne en matière d’UXO.

Récemment, Mme Claudine Ledoux, Ambassadrice de France au Laos, s’est rendue dans le district de Sepon, où l’organisation met en œuvre son projet avec le soutien de l’Agence française de développement (AFD), afin d’assister aux activités de déminage et d’éducation aux risques.

Handicap International œuvre au déminage de la région

La première étape du travail d’Handicap International consiste à mener des enquêtes dites non techniques, en interrogeant les habitants de zones à risques sur la présence d’UXO.

Suivent alors les enquêtes techniques, au cours desquelles les équipes identifient les bombes à l’aide de détecteurs de métal et quadrillent la zone en carrés rouges et verts indiquant les emplacements de bombes (voir photo).

Pour finir, les démineurs déposent des explosifs sur les engins et y attachent un détonateur. Ils évacuent la zone à l’aide d’un mégaphone afin d’éviter qu’aucune personne ne soit blessée dans les parages, et se place à une distance de sécurité d’au moins 600 mètres avant de procéder à l’explosion.

Handicap International met en œuvre des actions de prévention auprès des populations locales

L’ignorance de la menace des UXO accentue le risque d’accidents. Ainsi l’aspect usé et rouillé des bombes pousse les villageois à croire qu’elles ne sont plus actives. De nombreux agriculteurs continuent ainsi d’en être victime dans les champs. Inconscients du risque, les enfants prennent parfois ces objets pour des jouets.

Handicap International mène des activités de préventions dans les villages de zones à risque. Dans un objectif de faciliter la participation de chacun, des formateurs divisent les villageois en quatre groupes : les hommes, les femmes, les filles et les garçons. Au moyen de chansons, vidéos, dessins, ils mettent en garde sur les dangers liés aux restes explosifs de guerre et leur enseignent les bonnes pratiques pour éviter tout accident. Ces méthodes éprouvées garantissent une bonne transmission des messages.

A travers ces activités Handicap International œuvre pour le développement du Laos

En dehors des nombreux accidents qu’ils provoquent, les restes explosifs de guerres constituent un frein au développement du Laos gênant ainsi la construction d’infrastructures (routes, bâtiments etc.) et le développement agricole. Les restes explosifs de guerres sont présents dans 41 des 46 districts les plus pauvres du pays. En Septembre 2016, lors de l’adoption des Objectifs de Développement durables (ODD), le Laos a volontairement demandé à ce que soit ajouté un 18ème objectif, spécifique au pays, sur la question de l’éradication des restes explosifs de guerre. Un chapitre entier du 8ème Plan national de développement est dédié à ce sujet.

Sur le plan international, la France est engagée contre les armes à sous-munitions

48 % des UXO au Laos sont des bombes à sous munitions.La France défend une position sans ambiguïté : l’interdiction de ce type d’armes inacceptables en raison des dommages humanitaires qu’elles causent. La France n’a pas utilisé d’arme à sous-munitions depuis 1991 et a cessé d’en fabriquer dès 2002. Elle a signé le 3 décembre 2008 la Convention d’Oslo qui interdit l’utilisation, la production, le stockage et le transfert de toutes les armes à sous-munitions.

Bombes de la guerre du Vietnam à Sepon
Bombes de la guerre du Vietnam à Sepon
Sensibilisation de villageois au risque des UXO par Handicap international
Sensibilisation de villageois au risque des UXO par Handicap international
Sensibilisation d'enfants au risque des UXO par Handicap international
Sensibilisation d’enfants au risque des UXO par Handicap international
Sensibilisation d'enfants au risque des UXO par Handicap international
Sensibilisation d’enfants au risque des UXO par Handicap international
Sensibilisation des femmes au risque des UXO par Handicap international
Sensibilisation des femmes au risque des UXO par Handicap international
Action de déminage par Handicap International
Action de déminage par Handicap International
Identification d'un UXO par Handicap International
Identification d’un UXO par Handicap International
UXO localisé par Handicap International
UXO localisé par Handicap International
Carte d'une zone UXO réalisée par Handicap International
Carte d’une zone UXO réalisée par Handicap International
Evacuation d'une zone avant l'explosion d'un UXO par Handicap International
Evacuation d’une zone avant l’explosion d’un UXO par Handicap International

En savoir plus sur l’action d’Handicap International au Laos an allant sur leur site
En savoir plus sur l’action de la France contre les bombes à sous munitions en allant sur le site France Diplomatie.

Dernière modification : 14/09/2017

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