Recrudescence des cas de dengue au Laos

Une recrudescence des cas de dengue est actuellement signalée au Laos, en particulier dans le sud du pays. Au mois de juin 2018, 1 376 cas de dengue ont été signalés, dont 4 cas fatals confirmés à Attapeu, Savannakhet et Xayabury.

Des épidémies cycliques

Les épidémies de dengue sont cycliques et se déclenchent tous les 3 à 5 ans environ. La dernière grande épidémie de dengue ayant affecté le Laos était en 2013. L’épidémie suit les tendances saisonnières et est actuellement au niveau attendu par l’OMS. Les provinces d’Attapeu, Champasak, Sekong et Vientiane sont les plus affectées.

Les principaux symptômes de la dengue

Les principaux symptômes de la maladie incluent fièvre élevée (> 38,5°C) d’apparition brutale, maux de tête et courbatures et sont parfois associés à des symptômes secondaires (vomissements, éruption cutanée ; douleurs rétro-orbitaires ; saignements…).

Une maladie transmise par les moustiques au lever et au coucher de soleil

Cette maladie virale est transmise par les piqûres de moustiques du genre Aedes qui sont principalement actifs au lever et au coucher du soleil. Il convient donc de respecter les mesures habituelles de protection (vêtements longs, produits anti-moustiques à utiliser sur la peau et sur les vêtements, diffuseurs électriques, serpentins, anti-moustiques, moustiquaires imprégnées).

Les mesures pour éliminer les gites de pontes

Il est également impératif d’éliminer les gites de pontes propices aux moustiques vecteurs, à savoir toute réserve d’eau propre stagnante, à l’intérieur des maisons (bac des fontaines à eau ; réserve d’eau dans les salles de bain ; vases…) ET en extérieur (gouttières ; jouets de jardin ; sous-pots ; bambous coupés ; bâches plastiques…). A cette fin, un contrôle hebdomadaire des habitations et des jardins est indispensable.

En cas de symptômes, la consultation médicale est recommandée

La dengue pouvant prendre une forme potentiellement grave, il est vivement recommandé de consulter un médecin en cas de fièvre durant le séjour ou après le retour en France. La prise d’aspirine et/ou d’anti-inflammatoires non stéroïdiens est à proscrire.

Dernière modification : 04/07/2018

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